il faut la voir la mer
belle et vivante à en faire pleurer les visages impassibles les hommes las
et quand le soleil se love en elle, la couche,
le mystère du monde apparait dans sa simplicité la plus nue
il n'y a rien à comprendre, tout est là, en toi en moi
en elle
en eux
tes ailes
mes noeuds
c'est pareil
c'est juste pareil
il y a du sel dans mes yeux et c'est doux
il y a du sable dans ta gorge et c'est chaud comme un fond de rhum pur
quelque chose explosera
bientôt
on ne le sait pas encore
les loups ouvrent grand leur gueule
attendent —
hurle la mouette aboient les vagues
tout paraît si calme
tout paraît si calme,
à cette heure.
Il faut la voir la mer.
Face à la mer, Chateaubriand.
// ou Saint-Malo sous le soleil pour d'Etonnants
Voyageurs //
A quel désennui vont-elles? les unes cherchent ce qu'elles ont déjà aimé, les autres ce qu'elles n'aiment pas
encore. // Mémoires d'outre-tombe bien entendu, partie 3, livre 30, chapitre VII-
Par carla sonia
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