Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 18:41

Voeux2012 KarmaMilopp-copie-1

Par carla*sonia
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 10:58

EN KIOSQUE!

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Love 1

 

Love 3-copie-1

 

Love 2

 

Love 4

Par carla*sonia
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 17:29

cactus-de-noel.jpg

 

Par carla*sonia
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 14:48

 

Nous-2

 

Olympic Peninsula, Mount Saint Helen, Côte pacifique de l'Oregon, Crater Lake, Redwood Forest, San Francisco, Yosemite National Park, Mono Lake, Death Valley, Red Rocks, Las Vegas, Zion, Bryce, Canyon, Reef, Dead Horse Canyon, Canyonlands, Arches National Park, Aspen trees du Colorado, Monument Valley, Valley of the Gods, Shiprock, Santa Fe, Taos, Petrified Forest, Grand Canyon.

7200 miles. 11587 kilomètres de Seattle à Phoenix. Washington, Oregon, Californie, Nevada, Utah, Colorado, Nouveau-Mexique, Arizona. 60 jours. En Nissan Armada 4x4 bleu métallisé. Avec une tente, un matelas gonflable que nous avons troué dans les Canyons de Dead Horse — là où Thelma et Louise se jettent du haut de la falaise main dans la main dans leur voiture—, un camping gaz, une douche en caoutchouc, un couteau suisse, des bols en plastique bleu, et des bougies anti-moustiques.


La dernière nuit, au pieds d'un cactus, nous avons étalé toutes nos affaires sur le sol sableux pour faire nos valises. Nous avions décidé de dormir dans la voiture. Le jour baissait, mais je voulais boucler ma valise avant d'aller chercher ma frontale et commencer à préparer le dîner (il ne nous restait plus que des pâtes.) J'étais là, accroupie sur mes affaires à essayer d'y voir quelque chose, quand un bruit de cascabelle me parvint à quelques centimètres de moi. Je n'ai pas identifié tout de suite de quoi il pouvait s'agir, mais mon cœur a fait un bond en arrière quand Thomas m'a hurlé de reculer. J'ai sauté à pieds joints pour me coller à lui, et me suis mise en position de défense de samouraï. Je m'attendais à voir un lion des montagnes et j'avais lu quelque part qu'il fallait dans ce cas « paraître deux fois plus gros qu'on ne l'est, et se donner l'air méchant ». Bien que tétanisée et agrippée à T, je m'apprêtais à hurler violemment en montrant mes griffes, mais je ne voyais rien. Les yeux exorbités, T me pointa du doigt l'endroit d'où parvenait le son, sur le sol, entre les valises et la voiture. C'était un jeune serpent à sonnettes. Maintenant il rampait vers nous, bombant le torse — enfin, levant la tête et sortant la langue avec des « shhhhhh, shhhhhh » — ; il chercha à rentrer dans la voiture puis décida de passer en-dessous (je ne dirai pas combien j'ai flippé pour aller pisser cette nuit-là). Il disparût, nous nous équipâmes de nos frontales, et restâmes quelques minutes tétanisés à l'idée que nous aurions pu — ou que nous allions !— être piqués par un serpent, la veille de notre départ, notre dernière nuit sous les étoiles, ou qu'il aurait pu se faufiler dans nos valises, ou dans nos duvets (car évidemment durant 2 mois nous n'avions jamais pris la précaution de fermer les portières quand nous n'étions pas dans la voiture...) Quand nous reprîmes nos esprits en tachant de nous organiser, notre petit copain reparût de nouveau. Il s'approchait en rampant lentement dans le silence de la nuit. T tenta de lui faire peur dans une sorte de communication invertébrée, puis nous le regardâmes s'éloigner avec la lampe torche pendant une bonne demie-heure, jusqu'à être sûrs de ne plus le voir du tout. Nous avons ensuite déplacé la table pour l'éloigner des buissons, avons échangé nos tongues contre nos grosses godasses, et avons posé une bougie par terre sous nos pieds, pour le voir arriver, au cas où... Evidemment plus tard dans la soirée quand nous relâchâmes notre instinct de survie, j'ai senti le cramé tout d'un coup : T était en train de brûler sa converse droite dans la bougie, il avait failli se cramer le pied...


Le lendemain nous avons abandonné tout notre équipement de camping contre une benne près d'une aire de pic nique au bord d'un lac, avec une pancarte indiquant : « FREE – French couple leaving the country, please take and use our camping gear ! Only used for 2 months, enjoy ! Peace and love, Karma Milopp – 10.17.2011 »

 

Nous 1831

Olympic Peninsula, Washington

 

Nous 73687

Mount Saint-Helen, Washington

 

Nous 73887

Crater Lake, Oregon

 

nous 73967

Oregon Border, Road 199

 

nous 74009

Red Woods Forest, California

 

nous 74148

Golden Gate, SF, California

 

nous 74270

Yosemite National Park, California

 

nous 74528

Death Valley, California

 

nous 74622

Red Rocks, Las Vegas, Nevada

 

Nous-4

Bryce Canyon, Utah

 

Nous-8

Dead Horse, Utha

 

nous 75285

Monument Valley, Arizona

 

Nous 76009

Grand Canyon, Arizona

 

Nous-10

Chimayo, (Santa Fe), New Mexico

Nous

      Phoenix, Arizona

Par carla*sonia
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 14:39

Sans gravité 74249

 

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Sans gravité 74372

 

Sans gravité 75485

Par carla*sonia
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 22:20

Dessin

 

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Dessin -8

Par carla*sonia
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 20:38

Love 38

 

Avant d'atteindre Grand Canyon, but ultime de notre périple américain, la route 66 traverse une forêt surprenante. D'arbres, elle n'est point constituée. Pas de verdure ni feuilles mortes virevoltant dans les airs d'automnes. La sable rouge des déserts de roche recouvre toutes traces de racines ayant pu exister il y a 200 millions d'années. De grosses pierres cylindriques jonchent le sol, laissant apparaître des centaines de cercles de couleur différente en leur cœur. On diraient bien des troncs, mais il ne pourrissent pas, ils ne sont pas recouverts de champignons ni habités par les scarabées. Couchés, froids, cassés en mille morceaux, pesant une tonne... ce qui fût bois se pétrifia et devint roche, pierre, fossile d'arbre, statue de bois.

En pensant à Rodin, et en hommage à Apollon, Aphrodite et à Pompéi, nous avons pris la pause, tout de marbre.

 

Love 37

 

Love 36

 

Love 35

 


Par carla*sonia
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 06:00

Shiprock : un rocher dément qui s'élève en pays navajo dans un désert aride parsemé d'épines. Aiguilles volcaniques à caractère tantôt maléfique tantôt surnaturel, pour le moins mystique, noires, grises, brunes, en forme de dents de géants, de château hanté, orné de pics majestueux, on ne peut jamais l'atteindre tout à fait, il faut le contourner d'ouest en est pour le sentir se mouvoir devant soi, sous les rayons de lumière changeants, avec une certaine appréhension d'être arrêté par les indiens pour sacrilège sur leur terre. Le vaisseau spacio-maritime est une montagne sacrée dénommée Tse Bitai, « le rocher aîlé ». Nous n'avons pu résisté à nous aventurer le long des sentiers tracés qui n'en finissaient pas de se recouper (c'est pourquoi je me demande si aucun n'atteint jamais la montagne), et nous nous sommes inspirés de ce que provoquait en nous l'appel de cette roche : une île de King Kong en plein désert, des indigènes qui allaient me dévorer après m'avoir sacrifiée à leurs dieux de feu, un orage prêt à éclater, une énergie vibrante de fantasmes et légendes ancestrales... je m'imaginais prisonnière pour cent ans des forces minérales, jusqu'au jour où mon chevalier viendrait me délivrer de mon cercueil de lave. La photo est sans doute la plus cinématographique de la série et pourtant tout aussi proche que les autres de ce que dégageait la nature autour de nous, en nous, ce jour-là. Je me plantai des aiguilles de cactus dans les pieds à chaque pas, qui bientôt m'empoisonneraient de leur venin, aussi il était tout naturel que T, mon héros, mon sauveur, m'emportât loin de tout danger...

 

Love 34

Par carla*sonia
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 02:35

 

Love 9

 

Après la déviation dans le Colorado, je ne me souviens plus bien... Nous avons trouvé l'automne d'un coup, les arbres nous éclaboussaient de jaune et d'or, la nature se montrait radieuse et sublime. Mais nous avons fui nos hôtes en enjambant une rivière ocre-orange qui sentait si fort le souffre, pour jouer à l'ours et l'élan dans les Aspen trees — comme je regrette de n'avoir pas fait de photo dans la rivière orange !—, avons pris un bain de minuit dans les sources chaudes à ciel ouvert de Pagosa et avons passé la frontière du Nouveau-Mexique.


La route est longue, le temps pour écrire m'échappe, il se volatilise en heures roulées, endormies, méditatives, filantes. Il se volatilise comme l'essence, trop chère, trop vite, part en fumée. De la fenêtre je vois les forages, fourmis géantes qui, d'un geste médical, lent, précis, et régulier, triturent la terre la sondent la souillent lui retournent le ventre pour en voler ses derniers liquides précieux, le sang des veines, l'or noir. Et moi je suis là, dans notre jolie voiture de location, à consommer ce qui se consume. Parfois de la fenêtre j'aperçois des hommes qui marchent, le long de la route, des indiens, toujours, avec un sac, la figure rouge et le cheveu noir. Les bas-côtés sont tapissés d'éclats de cristal, de diamant ou d'argent, ce sont les débris de verre des bouteilles de bières, d'alcool, jetées sur le sol-poubelle avec autres canettes et emballages Burger King. L'Amérique aseptisée se transforme en vague no man's land sur les territoires indiens. Indian's no land. Tous casinos autorisés. Les frontières se coupent. La terre se découpe, se vend, se sépare, se déchire. Pas de mélange de genres. Chacun sa couleur. Pourtant les mêmes enseignes de chaînes omniprésentes, les mêmes corps gras dans les 4x4, le maxi-verre de Pepsi Coca à la main.


Au détour d'une station essence, à la tombée du jour, les ombres s'allongent sur un chemin caillouteux, l'espace s'étend encore de chaque côté de la route, et des monolithes géants se décrochent bientôt de l'horizon. Le ciel se fait rouge et s'ouvre comme un rideau de théâtre sur Monument Valley. Il faut payer 10 dol pour planter sa tente à peu près où l'on veut au pied de la grande main. Il n'y a personne. C'est si simple, c'est si beau. Je pose ma tête contre ton épaule en regardant les formes se dessiner dans la clarté du soir.

 

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Love 31

 

Love 29

Par carla*sonia
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 23:09

Love 3

 

"Hello Carla and Frederick? I am sorry I forgot your husbands name...

My father I and me met you in Green River Utah at breakfast last Friday morning.  I hope that you have been having a great time in Arches National Park and Canyon Lands National Park. We too had a good weekend camping and hiking in the canyons of Utah southwest of Green River.

I returned home last night and wanted to write and tell you that my invitation is still open if the two of you would like to visit this part of Colorado. Right now all of the Aspen trees are turning color from green to yellow and gold and with a little snow on the mountains right now everything is really beautiful. It is the best time of year to visit this part of Colorado.

Both my wife and me will be home for the next couple of weeks, so if you want to drive this way on your way to Sante Fe, NM. please feel free to stop by and visit and camp in our yard if you want or we also have a guest room in our house.

Have a great trip where ever you are.

Sincerely,

Brad Johnson"

 


Par carla*sonia
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